La saison des Expo-sciences bat son plein! Cette période de l’année est riche en apprentissages et en découvertes pour les jeunes de toute la province! L’idée du dragon de Komodo m’est justement venue suite à une présentation d’élèves de l’école Notre-Dame-du-Rosaire de Sherbrooke.

En conclusion de leur présentation, les deux élèves ont mentionné que les chercheurs s’intéressaient beaucoup à ce qui se trouvait à l’intérieur de la gueule du dragon de Komodo. Ce qu’ils espèrent y trouver n’est rien de moins qu’une façon de combattre les bactéries résistantes aux antibiotiques, notamment le SARM, dorénavant un réel problème de santé publique. En résumé, la bouche du dragon de Komodo est remplie d’une panoplie de bactéries. Lorsque celui-ci attaque une proie, elle meurt rapidement d’une infection. Par contre, notre fameux dragon n’est jamais malade. Il est pétant de santé, malgré toutes ses petites amies microscopiques… Comment fait-il?!

Voulant m’informer un peu plus sur le sujet, j’ai fouillé un peu sur Pubmed (banque de données de publications scientifiques) et j’ai trouvé un article d’un groupe de recherche portant sur la protéine DRGN-1 (Dragon 1, comme quoi, on trouve toujours le moyen de s’amuser en science!) DRGN-1 est une protéine créée par l’équipe de recherche, inspirée par une protéine présente chez le dragon de Komodo. Cette protéine est intéressante par qu’elle est une CAMP (Cationic Antimicrobial Peptide). Une quoi?! En gros, il s’agit de toutes petites protéines capables de détruire les bactéries. Ces protéines, semblables aux antibiotiques, sont naturellement présentes dans le corps, notamment dans l’intestin (le paradis des bactéries!) Les chercheurs s’intéressent de plus en plus à ces protéines, en les étudiants chez différentes espèces, en espérant trouver des remplaçantes pour nos antibiotiques, de plus en plus désuets.

Les capacités de DRGN-1 ont donc été testées sur les bactéries P. aeruginosa et S. aureus, deux bactéries causant de graves infestions aux malades dans les hôpitaux. Dans les deux cas, DRGN-1 a bien montré sa capacité à neutraliser la bactérie. Ces deux bactéries sont aussi connues pour former des biofilms, une très fine pellicule contribuant à l’infection. Encore une fois, dans les deux cas, DRGN-1 détruit les biofilms! Et ce n’est pas tout, DRGN-1 aide aussi les blessures infectées à mieux guérir!

Tout ça est fascinant et très prometteur, mais beaucoup de recherche reste encore à faire avant que nous puissions se faire prescrire Dragon-1 pour guérir nos bobos. La recherche fondamentale est un long processus, mais les idées proviennent souvent de choses qui ont piqué notre curiosité!

Pour lire l’article original: Komodo dragon-inspired synthetic peptide DRGN-1 promotes wound-healing of a mixed-biofilm infected wound, c’est ici!

Vulgarisation par Ariane Langlois

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