La recherche sur le cancer va bon train, l’espérance de vie des gens atteints a augmenté considérablement dans les dernières années. Par contre, les cancers du cerveau donnent encore beaucoup de fil à retordre aux chercheurs et médecins.

C’est que, voyez-vous, le cerveau est plutôt bien protégé, ce qui, en soit, est une excellente chose! La barrière hématoencéphalique est comme le gardien du cerveau qui empêche tout, absolument TOUT de passer, sauf les nutriments autorisés. Autre obstacle, au contraire du rein ou du sein, on ne peut pas enlever complètement le cerveau pour se débarrasser du cancer…

Il faut donc user de ruse pour atteindre une tumeur cérébrale de façon efficace. Actuellement, on utilise des cathéters pour envoyer la chimiothérapie directement dans la tumeur. Mais une micro-erreur peut être fatale, de la chimiothérapie directement dans le cerveau n’étant pas recommandé. La méthode demande une précision exacte et le droit à l’erreur est nul. La méthode est donc risquée.

Et si la chimiothérapie injectée était spécifique aux cellules cancéreuses, sans causer de dommage aux cellules voisines? De cette façon, même si l’on pique à côté il n’y a aucun danger! Revenons au titre de la publication où il était question de gras (il n’est malheureusement pas question de frites). L’idée ici est d’emprisonner la chimiothérapie dans de petites bulles de gras, les liposomes. Les liposomes permettraient d’augmenter la spécificité à la tumeur et de réduire les risques. Plusieurs types de liposomes ont été testés. L’obstacle majeur est que les liposomes les plus prometteurs sur papier sont les moins efficaces in vivo (dans du vivant) et vice versa. Pour l’instant, les expériences sont faites avec des cellules en culture et des rats. Les résultats sont intéressants, mais très différents entre les modèles in vitro et in vivo. Qu’en sera-t-il chez l’humain?

Ce genre de recherche prend beaucoup de temps et est particulièrement complexe. Avant d’en arriver à un traitement expérimental, il faudra beaucoup d’essais et d’erreurs sur des modèles in vitro et in vivo, chose que nous ne pouvons pas vraiment faire chez l’humain.

Vous pouvez lire le texte complet ici.

La recherche a été effectuée par une équipe de la Faculté de Médecine et Science de la Santé de l’Université de Sherbrooke.

Vulgarisation par Ariane Langlois

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