Aujourd’hui, on attaque un gros morceau : le microbiote! Au cours de ma maîtrise, j’ai développé une fascination pour le microbiote intestinal. On entend parfois qu’il serait notre deuxième cerveau! Le microbiote intestinal est en fait l’ensemble des bactéries qui se trouvent dans l’intestin, ce n’est donc pas très sorcier. Ces bactéries contribuent de façon active à notre digestion, en faisant une partie du travail pour nous (merci, bactéries!)

Un article a attiré mon attention avec son titre : « Mechanisms by which gut microorganisms influence food sensitivities ». Le microbiote aurait donc un rôle à jouer dans les allergies alimentaires?! L’article est une revue de littérature, c’est-à-dire un recensement de tous les articles traitant du sujet en un résumé. En lisant, j’ai donc pu avoir une idée de l’ensemble des connaissances et des recherches faites sur ce sujet!

Ce qu’on sait, c’est qu’il y a deux types de réactions alimentaires. D’abord, des intolérances, au lactose par exemple, où une enzyme absente empêche la bonne digestion de l’aliment. Il y a aussi les allergies, aux arachides par exemple, où le corps réagit fortement contre l’aliment en question. C’est dans ce type de réaction que le microbiote serait impliqué.

On sait que, habituellement, les personnes qui développent une allergie ou une maladie cœliaque portent des gènes qui les prédisposent à développer ces maladies. Le hic, c’est que ce ne sont pas tous les gens porteurs des gènes de prédispositions qui gagnent à la « loterie de l’allergie ». Quel est donc l’élément déterminant?! La grande famille des « facteurs environnementaux », particulièrement le microbiote, est pointée du doigt.

Des événements particuliers survenant au cours de notre vie pourraient affecter la population de bactéries dans notre intestin (l’accouchement par césarienne, la prise d’antibiotique et les premières habitudes alimentaires). Une autre chose à prendre en compte est le nombre et la nature des infections à l’enfance. Tous ces événements sont connus pour modifier la composition « normale » du microbiote.

Personne n’a exactement les mêmes bactéries, en même quantité dans son intestin, mais les proportions des grandes familles de bactéries sont toutefois constantes dans la population normale et en bonne santé. Lorsque ces proportions sont modifiées, les risques de développer des problèmes de santé sont augmentés. C’est comme si votre ratio de consommation de légumes et de patates frites penchait drastiquement vers la patate frite. À court terme, c’est acceptable. À long terme, cela devient plus problématique et il est plus difficile de retrouver l’équilibre.

Malheureusement, il n’est pas simple de connaître personnellement chacune des bactéries qui habitent notre tube digestif (ça ferait vraiment beaucoup de poignées de mains…). On peut tout de même leur faire plaisir en ayant une alimentation équilibrée (fruits, légumes, grains entiers) et en évitant autant que possible la prise d’antibiotiques, qui anéantissent autant nos amis que nos ennemis. Nos connaissances sur le microbiote montrent de plus en plus sa grande influence sur nos vies, il est important d’en prendre soin!

Pour l’article complet, c’est ici (payant).

Vulgarisation par Ariane Langlois

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