Les astronomes et les spécialistes de l’étude de l’espace travaillent constamment à comprendre comment notre univers fonctionne. Nous sommes allés sur la lune, nous envoyons des satellites en orbite, tout ça pour recueillir le maximum d’informations possible! Depuis quelques années, les scientifiques s’intéressent de plus en plus à notre voisine, la planète Mars. En cas de destruction majeure de la Terre, est-ce qu’il serait possible pour la population humaine d’y emménager?

Avant de savoir si un humain pourrait habiter Mars, nous devons commencer par beaucoup plus petit, avec des organismes beaucoup plus simples. Déjà, les astrobiologistes (les scientifiques qui étudient la possibilité de la vie ailleurs que sur Terre) se sont intéressés aux bactéries (Horneck et al, 2010). Les bactéries sont des organismes unicellulaires, ce qui veut dire qu’une bactérie = une cellule. En monoculture, donc en cultivant une seule sorte de bactéries, celles-ci survivent dans des conditions d’orbite terrestre basse (les conditions retrouvées à la Station spatiale internationale). C’est un bon début, mais l’humain est une machine beaucoup plus complexe que la bactérie!

Continuons avec quelque chose de plus compliqué. Nous sommes toujours en conditions d’orbite terrestre, mais nous ajoutons des rayons UV et du CO2, pour reproduire les conditions de la planète Mars. Des chercheurs ont montré précédemment que des relations de symbioses entre des organismes simples (une cellule) et des organismes plus complexes (plusieurs cellules) favorisent la survie en condition de stress. C’est ici qu’entre en jeu le kombucha! En fait, c’est la culture de kombucha (le mélange de levures et de bactéries qui a été utilisé). Les deux interagissent en symbiose, pour former le breuvage qui se décline en plusieurs saveurs et qui gagne rapidement en popularité!

L’échantillon sélectionné et très bien caractérisé (types et quantité de levures/bactéries) a été envoyé en orbite au tour de la Terre, toujours en conditions typiquement martiennes! Avant le lancement, l’échantillon a été desséché. Un peu comme la levure à pain, l’échantillon était sous forme de poudre, mais toujours vivant. Une fois son tour d’espace complété, les tests de survie ont commencé.

Les chercheurs ont remis l’échantillon dans un milieu de culture adéquat, pour « ressusciter» les levures et les bactéries. À partir de ce moment, différents critères ont été évalués, dont le temps de reprise, la conservation de l’ADN et la conservation des membranes des cellules. Ce qui est ressorti de cette étude est que le temps pour que la culture recommence à se multiplier est plus long qu’en condition normale, que l’ADN est plus endommagé et que les membranes ont, elles aussi, subi des dommages. Néanmoins, la culture a survécu aux conditions « martiennes », qui sont beaucoup plus stressantes que nos conditions terrestres. Le fait qu’il s’agissait aussi d’une culture symbiotique a aidé à la survie!

Pour l’article complet, c’est ici !

Vulgarisation par Ariane Langlois

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