Je ne sais pas pour vous, mais ce qu’on vit en ce moment est plutôt inhabituel (pour rester polie…). D’ailleurs, le premier ministre nous l’a bien dit, on ne doit pas se stresser du fait qu’on soit stressé parce qu’on vit des événements stressants. C’est normal, ça fait partie d’une réponse normale à des événements qui ne le sont pas, normaux. C’est comme courir le sprint le plus rapide de notre vie quand on croise un grizzly dans le bois ! Je voulais aujourd’hui aborder le sujet de la méditation pleine conscience, mais, avant, penchons-nous plutôt sur le stress. D’où ça vient, pourquoi ça existe, comment ça se traduit et pourquoi c’est différent pour chacun ! Comme toujours, je ne suis pas psychiatre ni psychologue, je me base sur des lectures de la littérature scientifique !

D’abord, une définition simple, tirée de notre vieille amie Wikipédia : « ensemble des réactions d’un organisme soumis à des pressions ou contraintes de l’environnement. Ces réactions dépendent toujours de la perception qu’a l’individu des pressions qu’il ressent (1). » Dans le cas présent, nul besoin de vous expliquer qu’elles sont les « contraintes de l’environnement ». Il est aussi important de comprendre que, dans cette optique, le stress se limite à ce qui se passe dans le corps (réactions physiologiques), pas dans la tête (anxiété). Le père du stress est Hans Selye, chercheur quelque peu controversé. Selye a établi ce qu’il appelait le « syndrome d’adaptation général ». Il supposait que le corps pouvait s’adapter à différentes situations (2).

Ces situations étaient gradées selon trois niveaux : La réaction d’alarme, l’étape de résistance et l’étape d’épuisement. Le premier niveau est celui de l’urgence (quand on croise un grizzly). Le corps sécrète de l’adrénaline, l’hormone qui met tous nos sens en alerte, nous permettant de décamper à la vitesse de l’éclair. La deuxième étape est celle de la vigilance. On reste alerte et le corps sécrète du cortisol, ce qui a pour effet de modifier notre métabolisme (le cortisol active l’utilisation des sucres et des gras en réserve). En gros, tout ce qui se passe dans le corps qui n’est pas nécessaire à sa survie sera mis en pause (un peu comme le Québec depuis le 23 mars 2020) et si on a pas accès à de la nourriture, on utilise les réserves. Finalement, si le corps reste dans cet état de pause, il y aura inévitablement des dommages. Et au fur et à mesure que j’écris ces lignes, je constate que la province subit actuellement un stress, selon la définition de Selye.

Vulgarisation par Ariane Langlois

  1. Stress. Wikipédia, l’encyclopédie libre. https://fr.wikipedia.org/wiki/Stress. Consultée le 25 mars 2020
  2. Reznik A et Rem O. The stress reaction: An historical perspective. Advs Exp. Medicine, Biology – Neuroscience and Respiration (2016) 20: 1–4.

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