Nous avons vu dans la partie 1 que le stress, par définition, réfère aux réactions physiques du corps fassent à des situations inhabituelles.

(J’étais très zen sur mon divan, à lire sur l’anxiété quand j’ai échappé mon café sur mon ordinateur portable. J’ai donc vécu la phase aiguë de stress, avec l’adrénaline pis toute. Ça ne s’invente pas. Fin de la parenthèse).

Voyons maintenant la définition de l’anxiété, selon Wikipédia (j’y prends goût, je l’avoue!) : «L’anxiété est un état psychologique et physiologique caractérisé par des composants somatiques, émotionnels, cognitifs et comportementaux. En l’absence ou en présence de stress psychologique, l’anxiété peut créer des sentiments envahissants de peur, d’inquiétude et de crainte. L’anxiété est considérée comme une réaction « normale » dans une situation stressante ». Encore une fois, l’anxiété est considérée comme normale, lorsqu’elle accompagne une situation causant un stress. L’anxiété est donc véritablement le penchant psychologique du stress.

Mais comment ça fonctionne ? Qu’est-ce qui se passe dans notre tête pour qu’on ressente des émotions négatives ? Pour le stress, des hormones sont sécrétées durant les différentes phases, ce qui a pour effet de produire des réactions physiques du corps. Une des différences entre le stress et l’anxiété est que le stress est une réponse à un stimulus réel, alors que l’anxiété peut se produire par anticipation, sans que l’événement n’ait eu lieu. L’anxiété nous plonge donc dans un état constant de vigilance et d’appréhension, sans la présence d’une menace imminente. Contrairement au stress, les mécanismes de l’anxiété sont excessivement complexes et se déroulent dans le cerveau, via certains « circuits neuronaux ».

Pour mieux comprendre, les chercheurs utilisent des rongeurs et les placent en conditions propices à distinguer les rongeurs anxieux des rongeurs « zen ». Par exemple, des boîtes sombres sont utilisées. Les rongeurs plus anxieux restent dans les coins les plus sombres, alors que les autres s’aventurent dans les zones plus claires. Ils analysent par la suite leur cerveau et essaient de comprendre quelles régions du cerveau semblent stimuler, et, plus particulièrement, quels circuits neuronaux.

On sait que certaines régions du cerveau sont responsables de la réception des stimuli réels. On sait aussi que l’anxiété ne repose pas que sur une seule région, mais que plusieurs régions interagissent ensemble. On en sait aussi plus sur les circuits neuronaux, toutefois, n’étant pas une experte dans le domaine, tout ça dépasse largement mon champ de compétence. Disons seulement qu’en comprenant mieux comme ces circuits fonctionnent, on pourrait éventuellement avoir des médicaments plus adaptés pour l’anxiété, plus efficaces.

Les médicaments sont intéressants pour les cas sévères où l’anxiété fait partie intégrante du quotidien. Mais serait-il possible de la traiter, ou du moins d’en diminuer les inconvénients, par d’autres méthodes ? C’est ce que nous allons voir dans la troisième et dernière partie, qui traitera de la méditation pleine conscience.

Vulgarisation par Ariane Langlois

Tovote P, Fadok JP, Lüthi A. Neuronal circuits for fear and anxiety. Nat Rev Neurosci. 2015 Jun;16(6):317-31.

Calhoon GG, Tye KM. Resolving the neural circuits of anxiety. Nat Neurosci. 2015 Oct;18(10):1394-404

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