Il y aurait beaucoup (BEAUCOUP) de façon d’aborder la fameuse COVID-19 en vulgarisation, mais le « marché » est saturé. Je laisse donc le travail aux experts microbiologistes, épidémiologistes, de santé publique et j’en passe ! Par contre, j’ai lu un article fort intéressant paru dans Nature où des compagnies s’intéressent au développement d’outils de reconnaissances vocales pour dépister, entre autres la COVID-19. Tout ça semble un brin farfelu, mais quand on y pense bien, ce n’est pas si fou !

                Nous avons déjà traité de l’Intelligence artificielle (IA) ici même, à quelques reprises. Ce qu’on devait retenir, c’est que, pour être efficace dans sa tâche, l’IA doit apprendre. Et comme il s’agit d’une « entité intelligente » qu’on programme à notre goût, on peut lui apprendre à peu près n’importe quoi ! Par exemple, l’article mentionne l’utilisation de la reconnaissance vocale pour aider les patients souffrant de maladies pulmonaires obstructives chroniques (MPOC) à savoir s’ils sont en rechute de leur maladie. Une des caractéristiques de la rechute est un essoufflement lors de la parole. L’IA a donc entendu des voix MPOC en rechute et des voix normales et peut maintenant différencier une voix malade d’une voix saine.

                C’est ce que la compagnie Vocalis Health (basée en Israël et aux États-Unis) propose déjà. Quand la crise de la COVID-19 a débuté, ils se sont demandé si cette IA pouvait être utilisée dans ce cas spécifique. Alors que les chercheurs récoltaient de la salive, du sang et du plasma à travers le monde, Vocalis récolte des voix! C’est toujours possible d’ailleurs de faire « don » de sa voix, qu’on soit en bonne santé ou atteint de la COVID-19. Toutefois, je ne l’ai pas testé moi-même, je ne sais donc pas de quoi il en retourne.

Le but ici n’est pas de poser un diagnostic final, mais d’avoir un outil permettant de déterminer qui a le plus besoin d’un test ou d’être mis en isolement. L’argument de la compagnie pour utiliser une telle technologie est qu’il s’agit d’une technique qui n’est pas invasive (contrairement au coton-tige dans le nez), que c’est rapide et qu’il suffit de parler pour avoir un résultat. Signe que l’idée n’est pas mauvaise, ils ne sont pas les seuls à s’intéresser à cette façon de faire !

Rassurez-vous, nous sommes encore loin d’une utilisation à grande échelle. Mais, dans un futur peut-être pas si lointain, Siri ou Alexa pourront vous confirmer que vous avez le rhume quand vous commencez à parler du nez!

Ceci est un résumé de l’article original que vous pouvez lire ici :  

nature.com/articles/d41586-020-02732-4

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