L’agriculture n’est plus ce qu’elle était. Alors que les fermiers ne produisaient assez que pour subvenir à leurs propres besoins, l’agriculture a pris un tournant plus industriel et les fermes ressemblent maintenant à des usines. L’avantage, s’il en est un, c’est qu’en théorie, cela permet de nourrir une plus grande population, mais à quel prix? En fait, l’agriculture conventionnelle contribue à la hausse des gaz à effets de serre, à la diminution de la biodiversité et à la pollution et à la dégradation des sols.

               Une équipe de chercheurs a écrit une revue de littérature sur la question, c’est-à-dire qu’ils ont lu toutes les recherches à ce sujet et qu’ils en ont écrit un résumé. La question est décortiquée en quatre catégories : la production, l’environnement, l’économie et le bien-être.

               D’abord, on doit définir ce qu’est l’agriculture biologique. Souvent, on pense que l’agriculture biologique est une agriculture qui n’utilise pas de produits chimiques. En réalité, l’agriculture biologique utilise un ensemble de techniques, incluant la rotation des cultures, le biocontrôle des parasites, la diversification des cultures et l’enrichissement des sols. Les cultures biologiques sont donc rarement des monocultures (la culture de soya par exemple), mais plutôt des fermes maraîchères, où les producteurs planifient l’utilisation du sol en fonction des besoins des différents légumes, du moins au Québec.

               Maintenant, est-ce possible d’avoir d’aussi bons rendements qu’en agriculture conventionnelle? En général, les rendements sont plus faibles en agriculture biologique. Par contre, il semblerait que les produits issus de l’agriculture biologique sont de meilleure qualité, plus nutritifs et sans pesticides. De plus, comme les sols sont en meilleure santé, ils sont moins affectés par des épisodes de pluie intense. Pour ce qui est de l’impact sur l’environnement, il est clair que l’agriculture biologique a beaucoup moins d’impact que l’agriculture conventionnelle. Bien sûr, les sols se portent mieux, mais la diversité des cultures et l’utilisation de prédateurs naturels pour contrôler les ravageurs contribuent à la biodiversité. Certaines fermes plantent des fleurs qui attirent les pollinisateurs, qui pollinisent par la suite les cultures !

               Économiquement parlant, il est difficile de compétitionner avec l’agriculture conventionnelle, puisque la base de celle-ci est de produire le plus possible à moindre coût. Toutefois, les consommateurs sont prêts à payer plus pour un produit biologique (encore plus s’il est cultivé localement). L’agriculture biologique tire donc très bien son épingle du jeu. De plus, comme l’agriculture biologique demande en général plus de main-d’œuvre, il s’agit d’une industrie qui offre des emplois dans les milieux ruraux, qui sont de plus en plus rares.  Concernant le bien-être des agriculteurs, il y a trop peu de recherches à ce sujet pour se prononcer. Nous pouvons toutefois considérer que l’absence d’exposition aux pesticides et aux insecticides est un facteur de bien-être non négligeable. La culture diversifiée permet aussi une sécurité de revenu plus importante qu’une monoculture.

               Considérant le tout, l’agriculture biologique semble avoir fait ses preuves. Il s’agit maintenant de faire la transition!

Pour lire l’article complet, c’est ici : https://www.researchgate.net/publication/293014068_Organic_agriculture_in_the_twenty-first_century/link/56dbe24a08aee73df6d2bf7f/download

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