Les changements climatiques font la manchette de plus en plus souvent, que ce soit à cause des catastrophes naturelles plus fréquentes et plus importantes, de la sécheresse, qui commence à se faire sentir, même ici où l’or bleu nous semble pourtant inépuisable, ou à cause des canicules incroyables qui ont frappé l’ouest du pays. Les effets du réchauffement climatique sont visibles à bien des égards. Ces changements ont toutefois des conséquences bien plus insidieuses sur la biodiversité et j’insiste ici sur diversité !

               Une équipe de chercheurs de la Norvège s’est penchée sur le sort des ours polaires habitant dans l’archipel du Svalbard, dans l’océan arctique. L’image de l’ours polaire, seul sur son microscopique morceau de glacier, est forte, mais ce n’est pas exactement ce de dont il est question ici. En partie oui, parce que le sujet abordé semble être une conséquence directe de la fonte de ces glaces. En fait, les chercheurs se sont demandé si le taux de consanguinité au sein de la population de l’archipel est augmenté, en lien avec la fonte des glaces.

               Bien que l’archipel se trouve dans l’océan arctique, l’été existe et les périodes où les glaces fondent et où certains chemins de glace sont brisés sont normales. Toutefois, il a été observé que le nombre de jours sans ses chemins de glace augmente depuis un moment. C’est donc dire que le déplacement des ours d’une région à l’autre de l’archipel est plus difficile et donc, que les populations d’ours ne se visitent plus aussi souvent qu’avant, ils restent à la maison. Si les déplacements sont plus difficiles, les populations seront donc plus stables, les ours du nord resteront au nord, les ours du sud au sud, etc. Pour quelques générations, le problème ne se pose pas. Toutefois, après quelques générations, les ours n’ayant aucun lien génétique entre eux se font plus rares et les problèmes peuvent commencer.

               La diversité génétique est importante pour une multitude de raisons. D’abord, le succès reproducteur chez les animaux est basé sur des caractéristiques intéressantes du mâle. Les mâles ayant les meilleures caractéristiques seront ceux qui se reproduisent le plus, ce qui permet aux espèces d’exister sur de longues périodes. Si des individus d’une même famille se reproduisent entre eux, il n’est pas possible d’introduire de nouvelles caractéristiques. De plus, si un des individus a une anomalie génétique, celle-ci se répandra plus rapidement dans la population. Il se passe exactement la même chose avec les animaux d’élevage. Prenons les chiens par exemple. Les éleveurs consciencieux introduiront régulièrement de nouveaux mâles reproducteurs et jamais ils ne reproduiront un mâle et une femelle de la même portée.

               Les taux de consanguinité ne semblent pas différents pour l’instant, mais considérant que le mouvement des populations est moindre depuis que les glaces fondent plus rapidement et que rien ne montre qu’elles cesseront de fondre, vous pouvez tirer vos propres conclusions.  

Pour lire l’article complet, c’est ici : https://royalsocietypublishing.org/doi/10.1098/rspb.2021.1741?url_ver=Z39.88-2003&rfr_id=ori:rid:crossref.org&rfr_dat=cr_pub%20%200pubmed

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